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©2012 Alexandre Philippe
La Ligne Saint-Lô- Vire
Ci-dessous, une vidéo unique du parcours du Vélorail en train....en 1993!
(Crédit vidéo: M. JY. Colas)
Ci-dessous, quelques photos des derniers trains qui ont circulé au départ de la Gare de Condé-sur-Vire en 1993...(Crédit photos: M. Lemoine, M. Degge et M. Colas)
La ligne sur laquelle le vélorail fonctionne est ce qui subsiste d’une voie ferrée à voie unique reliant Vire dans le Calvados à Saint-Lô préfecture de la Manche.
 
Elle a été ouverte en 2 temps :
 
- Saint-Lô-Guilberville le 3 Avril 1892 (fermée aux voyageurs le 1er Février 1940).
 
- Vire-Guilberville en 1891 (même fermeture).
 

Cette ligne faisait partie du réseau d’intérêt général, son écartement est donc de 1,435m généralement adapté pour les voies ferrées d’importance nationale.
 
En 1909 une ligne d’intérêt local à écartement de 1 m est posée entre Granville-Port et Percy, desservant au passage Bréhal, Gavray, Cérences ainsi que de petites localités comportant une halte. En 1910 elle est prolongée jusqu’à Condé sur Vire, desservant au passage Tessy-sur-Vire. En 1921 elle arrive à Saint-Lô en empruntant en tronc commun la ligne à voie normale Vire-Saint-Lô, à partir de Condé sur Vire. Pour cela il est posé un 3ème rail à l’intérieur de la voie (côté gauche en allant sur Saint-Lô), permettent aux trains à écartement métrique d’emprunter cette ligne, économisant ainsi la pose d’une ligne parallèle et spécifique.
 
On en voit encore la trace sur certaines traverses anciennes, où l’empreinte de fixation des sabots supportant le 3ème rail est bien visible, ainsi que sur le pont métallique franchissant la Vire à Sainte-Suzanne sur Vire, où une barre métallique verticale subsiste à 44 cm à l’intérieur de la voie. Ce cas, tout en étant pas rarissime en France, est néanmoins peu courrant et à l’heure actuelle un seul exemple subsiste en Ardèche sur la ligne touristique Tournon- Lamastre.
 
En 1936, cette ligne Granville-Saint-Lô à voie métrique est fermée à tous trafics.
 
Durant la seconde guerre mondiale la ligne Vire-Saint-Lô voit un trafic militaire allemand et durant le débarquement allié une pièce d’artillerie sur voie ferrée, de gros calibre, circule en permanence avant d’être neutralisée grâce aux observations des résistants.
 
Les troupes alliées utilisèrent cette ligne de façon extrêmement intense, passant entre autre sur le viaduc métallique de la Souleuvre (à la Ferrière-Harang), œuvre de l’ingénieur Eiffel.
 
Jusque dans les années 80, un trafic marchandises a subsisté grâce à une cartonnerie implantée à Torigni-sur-Vire Saint-Amand et à la laiterie de condé-sur-vire. Celle-ci expédiait jusqu’à il y a quelques années des trains entiers de lait de 1200 tonnes à destination de l’Italie, via Saint-Lô, où la ligne est embranchée sur l’artère Caen-Rennes.
 
A l’heure actuelle, cette antenne ferroviaire est toujours à l’inventaire du Réseau ferrée  de France, et donc n’est pas déclassée. Vous pouvez constater que la signalisation est toujours en place  ainsi que les systèmes de passages à niveau à commande automatique, inactivés aujourd’hui.